Si le gras, notre graisse, a une piètre réputation, elle n'est pourtant pas si mauvaise. Entendons-nous bien : personne ne vous dit de prendre 50 kg grâce à une cure de junkfood... En revanche, selon une nouvelle étude, la graisse joue un rôle vital dans la lutte contre les infections.

Nous devons cette révélation à l’université de Californie qui a effectué ses recherches sur les souris. Les scientifiques ont constaté que les cellules adipeuses des rongeurs libèrent de la cathélicidine, un peptide antimicrobien, lorsqu’ils sont confrontés au Staphylocoque doré. Ce produit chimique interfère avec les membranes cellulaires des bactéries et peut ainsi nuire au virus ! Le hic, c’est que personne ne peut vraiment l’expliquer.

Dans la même veine, les chercheurs ont constaté que les souris génétiquement modifiées pour avoir un minimum de graisses étaient plus sujettes aux infections, qui plus est, plus graves. Souris, souris… C’est une chose, toutefois, il s’avère que les cellules adipeuses humaines sécrètent également cette substance, nous pourrions donc profiter d’un effet similaire.

Ne vous jetez pas de suite sur un triple burger ketchup mayo, Jay Kolls, de l’Université de Pittsburgh, précise que l’obésité provoque plus de problèmes que la graisse n’est capable d’en résoudre. Aussi, le message est sempiternellement le même, il n’y a pas de mal à avoir un peu de gras, au contraire ! Seulement, tout est une affaire de juste milieu, un peu oui, trop non !

Sources :newscientist