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descriptionNewton s’est trompé, la gravitation n’existe pas et c’est une immense révolution ! لا وجود للجاذبية

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En ce 14 juillet 2010, rien de tel qu’une révolution en sciences
physiques pour accompagner notre fête national et si le banquet élyséen
est annulé, un étrange banquet à la fois philosophique et scientifique
vient de commencer. Le maître de cérémonie est un physicien hollandais,
Eric Verlinde qui, avec son frère jumeau, forme un sacré tandem réputé
pour leurs compétences dans les théories mathématiques les plus
abscondes comme la fameuse théorie des cordes dont on attend depuis des
décennies qu’elle livre le secret de la grande unification des quatre
forces fondamentales. Or, ce que nous dit Verlinde
est proprement hallucinant. La force de gravitation, telle qu’elle a
été conçue par Newton, puis utilisé pendant trois siècles de cosmologie,
eh bien cette force n’existe pas ! Mais pas d’inquiétude à avoir. Les
calculs relativistes sont toujours valables, donc, ne mettez pas à la
poubelle votre GPS ! Ce qui risque de changer, c’est une manière de voir
l’univers. Les interrogations sont d’ordre philosophique, voire
métaphysique. Pour le commun des mortels, rien ne va changer. Il y aura
toujours des repas de famille, quelle que soit la nature de la
gravitation ou alors les équations de la mécanique quantique.


Selon Verlinde, depuis 30 ans, la physique théorique a pratiqué un
« déshabillage » de la gravitation newtonienne telle qu’elle a été
conçue comme force fondamentale. Cette déconstruction aurait même
commencé dans les années 1970, sous l’impulsion de Jacob Bekenstein et
Stephen Hawking. Ces deux physiciens ont mis à jour des mystérieuses
connexions entre le comportement des trous noirs et la thermodynamique
lorsque ces trous noirs sont décrits en incorporant des effets
quantiques. La fameuse formule de l’entropie du trou noir, désignée
comme formule de Bekenstein-Hawking, présente l’incroyable particularité
d’inclure G, c et h, c’est-à-dire trois des constances les plus
fondamentales de la physique, la première étant celle de Newton, auquel
on ajoute la vitesse de la lumière et le quantum d’énergie. Sorte de
tribut payé à ces trois grands physiciens auteurs des découvertes
majeures que furent la gravitation, le quantum d’énergie de Planck et la
relativité restreinte d’Einstein. Quant à cette formule, elle permet de
calculer la fameuse quantité S qui n’est autre que l’entropie, valeur
fondamentale de la thermodynamique. Quant à l’objet concerné par le trou
noir, entité étrange dont l’existence n’est possible que dans le
contexte des équations d’Einstein, pas celles de la relativité
restreinte mais de la cosmologie relativiste. Cette formule ressemble à
une sorte de martingale divine, car elle associe les trois branches de
la physique contemporaine que sont la mécanique quantique, la physique
statistique (issue de la thermodynamique) et la cosmologie relativiste, à
laquelle on ajoute l’ajustement temps espace où figure la célèbre
constante de la lumière.


Venons-en maintenant au centre de cette étrange affaire instruite par
les physiciens. Dans le sillon des idées de Hawking, le théoricien Ted
Jacobson a proposé en 1995 une hypothèse plus que provocante, exposé
dans un article considéré par Lee Smolin comme l’un des plus importants
des 20 dernières années (ce qui nous ramène en 1974, quand Hawking
découvrit le rayonnement du trou noir). Les équations de la cosmologie
relativiste établies par Einstein cacheraient en fait une manière
d’exposer et de formuler les lois fondamentales de la thermodynamique.
Ce tour de passe-passe a été rendu possible grâce à un principe lui
aussi quelque peu étrange, bien qu’il soit élucidé par la mécanique
quantique. C’est le principe holographique. « Holo » comme le tout,
graphique comme une carte. L’holographique permet à partir d’une
« photographie » bidimensionnelle de projeter des images
tridimensionnelles moyennant l’usage d’un rayonnement cohérent,
autrement dit le laser. Quant à nos trous noirs émergeant de la
cosmologie relativiste, ils ne seraient que des hologrammes dispersés
dans l’univers. Plus précisément, l’information « engloutie » par le
trou noir serait restituée sur ses bords. Nous ne serions alors que des
ombres projetées sur un mur lointain. Incroyable idée. Cela ne vous
rappelle rien ? Une célèbre allégorie, celle de la caverne, qu’on peut
lire dans le livre VII de la République de Platon. Autant dire
que ces investigations menées par la physique sont d’une belle teneur
philosophique. Et qu’il y a matière à interrogation métaphysique sur la
« réalité » du trou noir qui pourrait apparaître comme une
représentation d’une dualité revisité entre deux mondes qu’un Platon
avait opposés, le sensible et l’intelligible. Affaire à suivre.


Poursuivons notre enquête sur la disparition prochaine de la force de
gravitation. Eric Verlinde reconnaît avoir lu à plusieurs reprises, non
sans perplexité, ce fameux article de Jacobson. Son verdict paraît
tranché. Pratiquement aucun physicien n’a pris la mesure des
implications contenues dans ces travaux maintenant datés d’une quinzaine
d’années. Et c’est donc lui, Erik Verlinde, qui a levé ce lièvre
« métaphysique » en poussant vers les extrémités les conséquences des
travaux de Jacobson, dans son étude savante livrée à la revue physics archive.
Il reconnaît néanmoins que son analyse est vague, péchant par
déficiences théoriques et qu’il faut persévérer dans l’aventure dont le
terme final sera d’établir que la gravitation n’est pas une force
particulière mais une force entropique découlant des variations
d’informations liées aux déplacements des objets et à leur localisation.
Pour l’instant, cette affaire suscite quelques controverses. Les uns
pensent que Verlinde n’a rien ajouté de spécialement innovant aux
travaux publiés par Jacobson, les autres ont flairé une possible
découverte mais repoussée au futur. Comme le précise le Dr. Bousso,
d’autres physiciens ont emprunté le même sillage mais sans comprendre
les tenants et aboutissants de cette théorie. Bref, c’est une affaire
hallucinante d’autant plus que beaucoup parmi les plus réputés des
physiciens confessent ne pas avoir compris l’article de Verlinde qui
pour ceux qui l’ont compris est soit inexact disent les uns, ou bien
parfaitement exact, profond et trivial comme le dit Andrew Strominger,
spécialiste des cordes quantiques. Le mot de la fin sera accordé à
Verlinde qui persiste et signe : « Nous savons depuis longtemps que la
gravitation n’existe pas et il est temps de le dévoiler ! » Ainsi
l’histoire de la gravitation se déploiera tel un nouvel habit pour
l’empereur. Mais pour l’instant, tout le monde attend au tournant ce
facétieux physicien dont on espère une progression substantielle dans
ses intuitions.

descriptionRe: Newton s’est trompé, la gravitation n’existe pas et c’est une immense révolution ! لا وجود للجاذبية

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la théorie de gravité est une base en physique, cela si c'est vrai va changer la science à 180 ° ('scratch')
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